L’empreinte optique

C’est l’une des clés de la modernité des cabinets dentaires. Alors que l’empreinte optique révolutionne la pratique dentaire, elle n’était pourtant pratiquée que dans 10% des cabinets en 2017. Et pour cause, la qualité se paie au prix fort. Un petit point s’impose sur les intérêts de cette nouvelle technologie et sur les raisons qui freinent son déploiement.

Une empreinte virtuelle, précise et confortable

Quel dentiste n’a jamais râlé (de l’intérieur) en réalisant une empreinte dentaire ? Tirages, bulles, arrachages, patient victime de nausées qui mord un peu trop timidement la pâte… Vive les résultats approximatifs !

L’empreinte optique met un terme à tout cela. Exit, la pâte dentaire encombrante, c’est une petite caméra qui prend le relai en allant explorer l’intérieur de la bouche. De cette façon, elle relève avec précision toutes les images et les mesures intra-buccales nécessaires qui sont retranscrites sur ordinateur.

On imagine aussi que la marge d’erreur se réduit par rapport aux empreintes effectuées à la main avec une pâte dentaire. Mais aucune étude n’a confirmé ce point de façon franche pour le moment.

Du choix sur le marché

Sitôt l’empreinte optique avait-elle débarqué sur le marché que les laboratoires ont souhaité s’emparer du créneau pour y ajouter leur petite innovation.

A peine l’empreinte optique avait-elle été créée qu’elle était donc déjà modernisée.

Résultat, à ce jour, la taille des caméras est plus réduite qu’au départ, le poudrage n’est plus nécessaire pour effectuer l’empreinte et les images sont retranscrites en couleurs.

Du fait de cette émulation et face à la multiplicité des caméras disponibles sur le marché, le professionnel peut désormais faire son choix en fonction de ses priorités et de ses préférences. La taille, le poids, le volume, le maniabilité, l’enregistrement ou non en continu ou encore le procédé de nettoyage varie en effet d’une caméra à l’autre.

Cerise sur le gâteau, les chirurgiens dentistes qui investissent dans la conception et fabrication assistées par ordinateur (CFAO) peuvent devenir autonomes en réalisant eux-mêmes la fabrication de la prothèse. Au-delà de la réalisation de l’empreinte – première étape de la chaîne numérique de production -, ces dentistes peuvent en effet usiner eux-mêmes en s’équipant de manière à imprimer eux-mêmes les prothèses en 3D.

Le frein ? Vous l’aurez sans doute deviné, il réside dans le coût. L’acquisition du matériel nécessaire pour effectuer l’empreinte optique et le logiciel associé représentent un coût non négligeable. Et si l’impression en cabinet permet, à terme, de réaliser des économies d’échelle, l’investissement de départ reste conséquent.

admin1721

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