CBCT : une radio 3D à 360°

Vous aussi, ça vous démange, d’aller visiter l’intérieur de la dent du patient ? La partie cachée qu’on ne peut jamais se représenter avec la précision souhaitée, à moins d’aller creuser l’émail à grands coups de fraise?

Ca serait pourtant pratique, parfois, quand on veut s’assurer que ce qu’on suppose – parce qu’on ne peut observer – est vraiment la réalité.

Quand on veut être vraiment sûr d’avoir bien fait son travail, alors que le patient revient, quelques semaines après le traitement d’une carie, parce qu’il a une hypersensibilité pile à l’endroit qu’on avait bien mis trois quarts d’heure à désinfecter.

Bref, infiltrer l’émail comme le ferait une petite souris, ou un agent secret qui sait récolter les informations qu’il faut puis repartir sans laisser de traces. Sans bruit, sans douleur.

Mais ce qui serait aussi très utile, c’est de pouvoir mieux observer l’os mandibulaire afin d’évaluer l’opportunité d’une pose d’implants, par exemple. Il s’agirait d’examiner la mâchoire avec une précision chiffrée, pour déterminer si oui ou non, l’implant a des chances d’être intégré sans qu’une greffe pré-implantaire soit nécessaire.

Vous avez ce type d’attentes ? Alors l’imagerie 3D pourrait bien vous intéresser. Ou, pour être précis, l’imagerie tri-dimensionnelle par tomodensitométrie volumique à faisceau conique. Le Cone Beam Computer Tomography. En bref, le CBCT.

Cap sur la précision

Une poignée de secondes suffit au CBCT pour qu’il vous balance toutes les informations qui vous manquent. Et avec une précision extrême, s’il vous plaît !

Le patient s’allonge dans la machine. Un peu comme pour une IRM. Sauf que cette fois, l’engin n’encercle que la tête (l’option d’avoir des dents ailleurs que sur la mâchoire n’est pas envisagée).

Et là, sur l’écran, c’est un festival rocambolesque d’informations. On peut s’amuser à scruter les détails étonnamment précis d’une coupe axiale, coronale, sagittale ; l’espace du ligament parodontal, celui de la lamina dura. Les images donnent aussi une excellente visibilité des fractures et des fêlures.

Et du côté de notre objectif d’implant, ça donne quoi ?

La masse osseuse est retranscrite avec soin. Vous pourrez même simuler une pose d’implants dentaires et ainsi choisir l’endroit, le positionnement, l’orientation les plus adaptés. Le scanner examine les morceaux choisis de la cavité bucco-dentaire en suivant une rotation à 360 degrés.

Rayons X : exposition réduite

Le CBCT est destiné à retranscrire les images d’une zone très précise de la cavité bucco-dentaire du patient : mâchoire du bas, telle ou telle dent, etc.

Il concentre donc tous ses efforts en ce sens.

Le champ des radiations – émises par un tube à anode fixe à faible énergie – s’inscrit dans les strictes limites de cette zone.

Cette configuration diminue le niveau d’ondes de 50 à 75%, ce qui le classe nettement sous le seuil autorisé par la réglementation actuelle. Le niveau d’ondes émises n’est finalement pas supérieure à celui auquel tout un chacun est exposé chaque jour.

Mais comme, à ce jour, l’effet des rayons X sur la santé n’est toujours pas précisément connu, le principe de précaution demeure. Les femmes enceintes devront donc informer le dentiste de leur grossesse.

admin1721

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